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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 00:50


Tu desserres le lien et le poison galope,

Les images s'emmêlent, partie, l'antilope,

Sur les plaines brûlantes où Phoebus au mitan,

Nous entaille les chairs en un rythme latent.

 

Ça y est,

Il a planté ses griffes,

Il ne te lâchera plus.

 

Souvenirs bien amers de chevauchées sans fin,

Sur le fil du rasoir jusqu'au petit matin.

D'escampette, la poudre, ne prend plus le chemin,

Sur ta peau pain d'épice, je ne trouve plus rien.

 

Ça y est,

Il a planté ses griffes,

Il ne te lâchera plus.

 

Et le jour nous déchire, nous, rideaux de fortune,

Qui laissions notre vie en caution sans y croire,

Pour nous fondre un instant dans un rayon de lune,

Acheté à prix d'or à Saturne aux mains noires.

 

Ça y est,

Il a planté ses griffes,

Il ne te lâchera plus.

 

Dans les lettres d'Arthur, nous jouions au voyant,

Mais l'envol est demain bien plus long qu'aujourd'hui

Et la peur de l'escale s'en vient en hurlant

Jusqu'au jour où, vaincue, tu choisiras la nuit.



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Published by Jean-Paul BARASTIER - dans poésie
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