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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 23:24


Vois-tu, je sais qu’un jour, il me faudra partir

Si le vent d’Erebe souffle le dernier feu

Et m’emporte par delà les froides brumes.

M’en aller loin d’ici et ne plus revenir

Que certaines nuits blanches, tout  au fond de tes yeux.

J’y pense souvent mais jamais ne m’embrume

Car en ce crépuscule, élu du destin,

Tu seras avec moi et me tiendras la main.

 

Et comme font les étoiles quand vient le jour,

Couvrir mon image d’un voile bleu azur.

Pour quitter ton regard et rester en ton cœur,

Au-delà de nos cieux, si brouillés et si lourds,

Sous lesquels un palais peut finir en masure.

Après moi passeront d’autres grands laboureurs,

Ne laissant de ma vie que les sillons fertiles

Dont les fruits ont nourri, nos espoirs fragiles.

 

Je veux, couché sur les plages de satin blanc,

M’abandonner aux dunes douces de ton corps

Et trouver enfin ce moment de l’infini

Pour oublier ce soir que les vagues du temps

Les caressent un peu plus à la nouvelle aurore,

Découpant sur ton dos des ailes d’uranie,

Qui, sous les cieux inconnus, sauront te porter

Vers mon âme qui ne fit, jamais que t’aimer.

 

Ne voir dans tes yeux que la pluie d’un soir d’été.

Dans tes larmes irisées, voir cette nef d’or

S’éloigner doucement vers un soleil nouveau.

Puiser dans ton regard la force d’espérer,

Découvrir avec elle toujours de nouveaux ports,

Sur les mers infinies d’un monde encore plus beau

Qu’en les rêves lointains d’un nommé Baudelaire,

Pour rester avec toi bien après qu’on m’enterre.

 

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Published by Jean-Paul BARASTIER - dans poésie
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