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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 23:37

 

Soudés à leurs chaussons d’argent,

Ils calculent, jamais ne bougent,

Dans les brumes de Mars la rouge,

Oubliant jusqu’à leurs enfants,

 

Qui, les doigts gourds couleur d’ardoise,

Dans les couloirs de l’abandon,

Maudissent un prochain aquilon.

Au fond des cœurs fleurit l’armoise.

 

Sous les traits voilés d’Astarté,

L’unique lueur leur vient alors,

De feux follets qui dansent encore.

Caron, ta barque, est apprêtée ?

 

Les scarabées d’acier s’avancent,

Derrière eux, couvrant d’argile,

Des enfants blonds et fragiles.

Est-il un Dieu qu’on nomme absence ?

 

Malgré les têtes étoilées,

Déjouant enfin toutes leurs ruses,

L’Amour comme l’eau d’Aréthuse,

Baignera les noires vallées.

 

Comme Aristée vit ses abeilles,

L’on reverra ces oliviers,

Pendant quelque temps oubliés,

Jaillir des entrailles vermeilles.


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Published by Jean-Paul BARASTIER - dans poésie
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