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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 22:13


Alchimie du verbe,

Alchimie superbe,

Consonnes et voyelles,

Montent au ciel.

 

De l'enfant la fièvre

Nourrissait la plume

De mots que les lèvres

Transforment en écume.

 

Horreur, au Harar,

S'abime l'espoir,

Au soleil d'Egypte,

Arthur prend la fuite.

 

Et les verts tilleuls

Des longues promenades,

Ont l'odeur des linceuls,

D'un voyage à Leucade

 

Plus d'or au tamis,

L'enfance tapie

Au fond du creuset

Des rêves défaits.


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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 22:06

Posés sur ta corolle, bijou quadripétale,
La fleur dont je raffole, aux accents rose pâle.
Les chairs qui s’affolent, effluve séminal,
Mes doigts qui caracolent, caressent les étoiles.

L’origine du monde, le paradis perdu,
La doline profonde à l’argile éperdue,
Est un puits de lumière qui chatoie sous les rais
Du matin qui poudroie du soleil les traits.

C’est ici que je vis, ébloui, la lumière,
Pour la première fois, tout en séchant mes ailes;
Et j’y passe aujourd’hui, et mes jours et mes nuits.

Moi, l’apprenti sourcier, promenant sa baguette,
Épousant les reliefs, les vallées et les crêtes,
Je réveille ton âme, quand nous guette l’ennui.
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 23:21


Assis par terre, châteaux de sable,

A s'y méprendre l'on ressemble.

Mais l'on sourit au fil du temps,

Qui nous espère et nous attend.

 

A tes baisers user mes lèvres

Voiles dehors, mon bateau ivre

Ouvre la voie qui se décille,

Où est la boule, où est la quille ?

 

Qui tient les rennes, donne les cartes,

De ton baptême au dernier saut ?

Est ce le diable qui nous emporte

Vers l'infini ou le zéro ?

 

Après le ciel court petit homme

En espérant qu'on lui pardonne

Ou caressant du bout du coeur

Un âpre semblant de bonheur.

 

Mais dans les yeux de Messaline

Perles d'amour, parfum d'aluine,

On a damné en deux mille ans

Autant de rois que de manants.

 

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 23:19


Je viendrai,

Je viendrai comme l'ombre,

caressant l'horizon,

à la tombée du jour.

 

Je viendrai,

immobile au zénith,

colibri magnifique,

m'enivrer au calice.

 

Je viendrai,

en folle chevauchée,

La croupe embrumée,

Les narines fumantes...

 

Je viendrai,

écouter à loisir,

de tes lèvres rubis,

s'échapper nos folies.

 

Je viendrai...

Apprendre à tes cotés,

A mentir, à tricher,

Mais surtout à voler.

 

Je viendrai.

 

Je viendrai comme on tombe,

Au revers des tranchées,

Pour témoin les palombes,

Et nos âmes souillées.

 

Je viendrai sans escorte,

Sans rien dire à personne,

Comme le vent nous porte,

Quand l’orage résonne.

 

Je viendrai…

 

Et qu’importe.


 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 17:46


Me défiant du bonheur aux terres infécondes,

J’épousais la noirceur de nos balmes profondes.

En ces lieux inconnus, où les yeux n’ont plus prise,

L’Asbru s’élève aux nues où nos regards se brisent.

 

J’ai broyé les géodes aux entrailles de feu,

Caressé la dorsale de fringants alizés.

J’ai frôlé la camarde, appelé de mes vœux

Un amour dérisoire entaché de baisers.

 

J’ai voulu replonger dans les gouffres humides,

Où longtemps j’ai nagé dans les nimbes perfides.

Éloigné de ma source comme l’eau d’un torrent,

J’ai goûté à la course d’un grand cheval blanc.

 

Mais le mur est en nous et nos ailes fragiles,

Si les grilles sont hautes et les chiens prêts à mordre,

Nous passons nos chemins et nos vies sont tranquilles,

A ne pas se chercher de peur de se perdre

 

Peu importe le temps et l’envers du chemin,

Je prendrai du plaisir à forcer le destin.

Sous les cieux éburnés gisent de pales berges,

Que les dieux m’ont donné pour ultime refuge.


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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 17:44


Avec juste assez d’étoffe

Pour découper un mouchoir,

Et sourire aux philosophes

Qui repeignent tout en noir.

 

Elle déambule insolente

Sur les trottoirs verglacés

Qu’une aurore pâlissante

Offre à nos yeux amusés.

 

Elle est belle comme un poème

Et se moque des sarcasmes

Des jeteurs d’anathèmes,

Qui maquillent leurs fantasmes.

 

Pour nous, danse, libellule,

Sur l’étang des rêves en vrac,

Un ballet en préambule

Aux amours en cul-de-sac.


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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 17:41


Gang bang,
coup de gong,
figure imposée,
la vie donnée.

Je n'avais rien demandé,
Juste voir flotter,
Les crinières argentées
De nos fiers destriers.

Mais l'enfance clouée
Aux portes de nos granges,
Les parfums éventés,
Les idées qui dérangent.

Autodafés,
Ouvrages empilés,
Étincelle ridicule,
Et l'humain recule.


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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 21:51

Nuits câlines, encre de chine,

Sur le vélin dégouline,

le trop plein lourd de nos trop peu,

négligemment jeté au feu.

 

On soigne le mal par le mâle,

lorsque la chair baisse les bras,

lorsque nos amours gardénal,

Nous prémunissent du trépas.

 

Et l'on s'ébroue dans la lumière,

encore moite de tendres fièvres,

dans le satin des pouponnières,

la vie suspendue à tes lèvres.

 

Dans le tourbillon incongru,

où passent visages inconnus,

c'est à la chasse aux papillons

que l'on sacrifie nos raisons.

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 21:44


Alexandrins, j'excelle au jeu

De rimes à rien ou bien si peu,

Octosyllabes symphoniques

Pour le plaisir et la musique.

 

Puisque la muse me sourit

Et que l'abus de tout me nuit,

J'irai planter du bout du cœur

Mes plus beaux rêves dans les éthers.

 

Mes jeux de mots se jouent des maux

Sous l'incurable joie de vivre

Posée comme une seconde peau

Sur les reliefs de l'âge tendre.

 

Et j'écris pour ne pas tomber,

En regardant pousser mes ailes

De parchemin un peu froissé.

Juste plonger face contre ciel.

 

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 22:34


Qui es-tu étranger ? Si souvent décrié,
Parfois même redouté, en nos maigres contrées.
Qui es-tu étranger ? Que je connais à peine,
Et que j'ai vu pleurer comme noire fontaine ;


Sous le verbe assassin de l'esprit de misère,
Qui ramasse à deux mains une brassée de pierres,
Qui croit juger au grain, de la peau son voisin,
Dans un monde en déclin où l'esprit manque un brin.


Qui es-tu mon ami ? Le miroir de nos âmes,
Que la peur a flétries, sous le fer d'une lame.
Qui es-tu mon ami ? Aux accents d'un ailleurs

Qui ne veut dans l'oubli, effacer la douleur.


Juste un autre moi même, débarqué nuitamment,
Comme grains que l'on sème, au plaisir des marchands ;
Qui dispersent nos vies, aux vents qu'on dit mauvais,
En estiment le prix, et consentent aux rabais.

 

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