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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 00:10


Vois les blanches colonnes, du globe enragé,

S’échapper en hurlant.

Leurs larmes de cristal vers les cieux étoilés,

Dispersés par le vent.

 

Leurs base alourdie de poussière blanchâtre,

Interdit leur envol...
Tristes symboles d’un espoir opiniâtre,

Que l’on cloue sur le sol.

 

Mon esprit tourmenté, d’un globe semblable,

Essaya de s’enfuir.

En nos cieux étendus, les filets invisibles

Ont brisé son dormir.
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 00:09

 

Sur l’étang endormi, qu’habillent volutes,

Transpirées de la nuit, et drapant l’horizon,

Fébrile et gracieuse, taquinant l’aquilon,

Voici la libellule qui navigue sans but.

 

L’onde claire trahit d’imprudentes engeances...

Crustacés malhabiles et larves diverses...

Éphémères, étourdies par le grain de l’averse,

Amerrissent au hasard en d’improbables danses.

 

J’en saisis la beauté au réveil de Phoebus

Et m’attarde à loisir sur le bord des lagunes

Jusqu’aux heures où l’Amour nous promet plus que lune.

 

Là, je jette aux orties les coutumes et les us,

Et je rentre à l’aurore, bercé par les clameurs

De la vie qui s’éveille, en oubliant les heurts.

 

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 00:07


J'ai froid mon Amour,

 

Sous un soleil de plomb qui parade au mitan,

Dans la blanche lueur qui attend le printemps,

 

J'ai froid mon Amour.

 

Quand au pied de la chute, les fragiles diamants,

projetés par l'eau vive, habillent les amants.

 

J'ai froid mon Amour.

 

Quand les faunes furtifs, agités par les transes,

inondés de lumière, accomplissent leur danse,

 

J'ai froid mon Amour.

 

Quand la plainte indicible, des géants qu'on mutile,

se noie dans la clameur qui nous vient de la ville,

 

J'ai froid mon Amour.

 

Quand la plaine résonne du claquement sourd,

des fusils que brandissent les hommes au pas lourd,

 

J'ai froid mon Amour.

 

Et je t'offre mes bras en collier de misère,

qui réchauffent ton coeur, étouffant ma colère,

 

Et je crois, mon Amour,

 

comme un fou en ce jour où les hommes fatigués,

de ces guerres imbéciles, traverseront à gué,

ces rivières de haine qui séparent les âmes

et jetteront au feu la dernière des armes.


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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 22:25


Le coeur a ses raisons, vous diront les passants,

Mais le mien l'a perdue, il y a bien longtemps.

Le soleil était haut, lorsque j'ouvris les yeux,

Accroché au rideau, un seul de tes cheveux.

 

La plage de satin où je plonge les mains,

A conservé la forme, la courbe de tes reins.

Mais tout n'est pas perdu, il me reste une larme,

Je croiserai le vers, aux oreilles des dames.

 

Chacun de leurs soupirs, comme une vague vive,

M'arrache aux souvenirs, puis les jours s'ensuivent.

Et je m'endors ici, me réveillant là-bas.

 

J'ai rêvé nos amours plus durs que de la pierre,

Mais ton parfum m'échappe au moindre courant d'air,

Et le jour se lève sur un nouveau combat.

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 22:23


Sur les champs amers du silence,

Vois ce navire démâté,

Par mille vagues ballotté,

Achever son ultime danse.

 

Il compte enfin de son errance,

Voir, dans l’onde amie, disparaître l’ennui.

Hélas, folle espérance, pareil à lui,

A l’horizon mon cœur balance.

 

J’ai cru, oubliant la prudence,

Remplir un jour nos cales d’or,

De ce pays où tu t’endors,

Mais l’onde muette est sans clémence.

 

Demain je reprendrai la route,

Avec l’espoir, encore une fois,

De mon voilier gonfler les soutes,

Du peu qu’il me reste de toi.

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 22:21


Le fruit, la pomme,

Poire, c’est l’homme,

Aux Hespérides,

L’appel du vide.

 

Peau de chagrin,

Pomme assassine,

Que de pépins

En Palestine

 

Révolution,

Retour au point,

Au point zéro,

Un coup dans l’eau.

 

Le chien

Se mord la queue,

L’humain

Pend ses aïeux,

 

Au branches torves

Des oliviers.

A quand le choix

De croire en mieux ?


 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 22:20


Au cœur d'Artémisie murmure une rivière,

Au bord de laquelle ils désirent flâner.

Agitant sans répit les herses éburnées,

Je les vois qui labourent les plaines altières.

 

Ils espèrent goutte à goutte, la voir s'épancher

Et venir sans remords s'y baigner à loisir;

Allant jusqu'à laisser, en de traîtres soupirs,

Doucement s'écouler, quelques larmes ébréchées.

 

Croyez moi, O mes amis ! De ces eaux si sombres

Je ne dois vous montrer, surnageant la pénombre,

Que pâle écume brodée de lettres noires.

 

La lumière a jailli, dit-on, du noir absolu.

Je veux nier le miracle de ces temps révolus,

Mais en garder l’image, pitié dérisoire.


 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 22:18


J'ai posé pris de fièvre

Au rebord de tes lèvres,

Impalpable

 

Tout cet or de bohème

Recueilli à ton front

En rosée de je t'aime,

Sublime moisson.

 

Et depuis ce jour là

Nos deux cœurs enlacés

Volent et rient aux éclats

Inhumant le passé

Et ses heures perdues.

 

Dessinons le chemin,

Espérons pour demain

 

Tant d'amour à venir

Ondulant de plaisirs

Impétueuses étreintes.

 

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 22:17


Au risque de gagner, au risque de tout perdre,

A danser sur le fil qui surnage le rien,

Attiré par l’étoile que je ne peux atteindre,

Je cherche au bout du compte à desserrer les liens

 

Que tisse dans nos cœurs, le rêve éducatif,

Sensé nous rendre fort, fragile carapace.

Quand les yeux de l’enfant, le merveilleux canif,

A coup de « pourquoi pas ? », nous arrache à la nasse…

 

Je m’assois et je pleure, à gros bouillons d’antan,

Dans la douce torpeur de la nuit qui descend,

Je sais à cet instant, qu’il existe une voie.

 

Crois moi si tu le peux, le cœur des mélopées,

Qui nous berçaient jadis, est la pharmacopée

Que n’écriront jamais ceux qui dictent les lois.


 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 22:15

 

Comme vous, joueur d'échecs aux mains d'albâtre,

je pousse aux cases blanches mes pions d'ébène.

Sous mes yeux étonnés, je les vois s'ébattre,

Fuyant les ondes claires où je les entraine.

 

Se peut-il que les cieux nous cèlent des secrets ?

Est-il vrai que la mort nous apporte des clefs ?

Est ce donc en ces pays que mes rêves ont décrit

qu'une vive lueur vient parfaire nos vies ?

 

Sur le grand échiquier promenant sa lame,

Au bout du chemin vient une grande dame.

Montée sur de noirs coursiers à ce que l'on croit,

A l'ombre des cyprès, elle fauche pions et rois.

 

Trésors amassés et diadèmes irisés

Ne seront obstacles en sa course implacable,

Croyez moi, c'est bien nus qu'elle nous veut apprécier.

Nous allons où le verre est redevenu sable.

 

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