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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 22:20


Sans répit sur mon cœur, l’onde bistre déferle.

Mais l’esprit qui m’habite est une huître malade

Qui, du ver assassin, conçoit les douces perles,

Éclairant les chemins de l’ultime escapade.

 

J’en tisserai colliers au satin de ton cou,

Avant que de prendre, d’escampette la poudre,

En plantant notre Amour au creuset des volcans,

Qui m’attirent et attisent ta fleur de sang.

 

Les courants sont contraires et nos âmes emportées,

Vers les gouffres amers, nébuleux, interdits,

Où résonne le pas des consciences meurtries.

 

Une gerbe de sang, une énième pelletée,

Et l’histoire continue, le pas lourd des damnés,

Nous promet sans faillir, d’autres noires années.


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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 11:04


Dans les veines meurtries qui me servent d’encrier,

Je plante, insolent, une plume distraite.

Les idées qui bouillonnent, sans garde crier,

S’échappent en volutes, des racines au faîte.

 

Caressées par le vent qui agite les cimes,

Elles se jouent de l’orage dans un jeu de miroir.

Étincelles fugaces souriant à l’abime,

Elles voilent l’éclat de futiles ciboires.

 

Mon église est au cœur des forêts les plus sombres,

Où les faunes invitent aux folles sarabandes,

Qui s’éteignent au matin quelque part dans la lande.

 

Mes croyances font fi de la norme et du nombre,

Je suis né du hasard et conscient des limites

Que m’imposent les heures qui doucement nous quittent.


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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 10:57


Ah, ce besoin de mettre, nos profils à profit !

Cette envie de paraître, comme perles de nuit.

Attirance morbide du faisceau lumineux,

Que le fils de Dédale appelait de ses voeux.

 

Ah, le haut de l'affiche et ses lettres de feu !

Illusion de l'instant, fascination du jeu,

Sur la pointe des pieds, de la foule anonyme,

se détache un regard qui embrasse les cimes.

 

C'est le nouveau messie, éternel allumé,

Le fracas de la vague, qui vient s'abimer,

sur de mornes récifs aux abords aiguisés.

 

C'est le râle feutré du tissu qu'on déchire,

la danse naïve de l'insecte qu'attire

les nocives lueurs de sentiers balisés.


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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 22:37


J'ai deux mille ans de larmes qui cognent dans mes veines,

deux mille ans de colère, deux mille ans d'esclavage.

Deux mille ans de conflits que nourrissent nos haines,

Deux mille ans de bêtise, de règnes sans partage.

 

Attendant que le vent veuille tourner la page

et dessiner pour nous de nouveaux paysages,

Nous laissâmes la bête creuser sa tanière

tout au fond de nos coeurs et clouer nos paupières.

 

Le réveil sera rude aux matins de cristal

et j'entends nos enfants, brûlant les cathédrales,

Nous crever les tympans à grands coups de « pourquoi ? ».

 

Il n'est jamais trop tard pour secouer nos crinières

Et jeter au brasier les années de poussière,

épouser la lumière, faire entendre nos voix.

 


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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 00:50


Tu desserres le lien et le poison galope,

Les images s'emmêlent, partie, l'antilope,

Sur les plaines brûlantes où Phoebus au mitan,

Nous entaille les chairs en un rythme latent.

 

Ça y est,

Il a planté ses griffes,

Il ne te lâchera plus.

 

Souvenirs bien amers de chevauchées sans fin,

Sur le fil du rasoir jusqu'au petit matin.

D'escampette, la poudre, ne prend plus le chemin,

Sur ta peau pain d'épice, je ne trouve plus rien.

 

Ça y est,

Il a planté ses griffes,

Il ne te lâchera plus.

 

Et le jour nous déchire, nous, rideaux de fortune,

Qui laissions notre vie en caution sans y croire,

Pour nous fondre un instant dans un rayon de lune,

Acheté à prix d'or à Saturne aux mains noires.

 

Ça y est,

Il a planté ses griffes,

Il ne te lâchera plus.

 

Dans les lettres d'Arthur, nous jouions au voyant,

Mais l'envol est demain bien plus long qu'aujourd'hui

Et la peur de l'escale s'en vient en hurlant

Jusqu'au jour où, vaincue, tu choisiras la nuit.



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